Le DahuNews vous parle
Demandez-nous la lune !
Angélique Pachoud,
Fondatrice de Lunelia Communication et créatrice du magazine Dahu News
On me demande souvent d’où je viens. Déjà, sachez que je suis un animal rare. Certains disent même que je n’existe pas. Ces gens-là ont tort. Enfin, ils ont un peu raison. Passons.
Je suis né dans la tête d’Angélique, un jour où elle s’est dit qu’il manquait quelque chose dans nos vallées. Elle avait raison. Elle a presque toujours raison, mais chut..
Son histoire commence bien avant moi, ce qui est d’ailleurs légèrement vexant. Il y a 20 ans, elle a créé Lunelia Communication après un parcours salarié qui lui a surtout appris qu’elle était infiniment meilleure à son compte.
Son métier ? La régie publicitaire print. Concrètement, elle conçoit et commercialise des supports papier pour les mairies, écoles de ski, lycées, hôpitaux… Des documents bien faits, financés par des annonceurs locaux, qui durent dans le temps. Certains de ses clients sont là depuis le premier jour. 17 ans. C’est plus long que certains mariages.
Sauf qu’il y avait un truc qui la chiffonnait, Angélique.
Dans nos vallées, il y a des artisans qui travaillent comme des dieux, des TPE qui font des choses remarquables, des savoir-faire locaux transmis de génération en génération, des petits commerces qui font vivre les villages.
Et pendant ce temps, qui raconte leur histoire ? Personne. Ou presque.
Les grandes enseignes ont leurs budgets publicitaires, leurs agences parisiennes, leurs algorithmes bien huilés.
Le boulanger du coin, le menuisier de la vallée, le fromager qui affine ses meules depuis 30 ans ? Ils comptent sur le bouche-à-oreille et un post Facebook posté un dimanche soir entre deux infos météo.
Revenons à moi, parce que c’est quand même moi le plus intéressant dans cette histoire. C’est là que j’entre en scène. Et pas juste pour vendre de la pub. N’allez pas croire que je suis un vulgaire catalogue. Mon âme – parce que oui, j’en ai une, contrairement à ce que certains pourraient penser d’un magazine- c’est de mettre en lumière ceux qui font vraiment vivre le territoire.
L’histoire du charpentier qui donne vie à des chalets chalets depuis trois générations. Celle de la créatrice qui a tout plaqué pour ouvrir sa boutique au fond de la vallée. Celle du restaurateur qui cuisine local parce qu’il ne connaît pas autre chose. Des vraies gens, des vrais métiers, un vrai territoire.
C’est la Vallée Verte qui m’a appelé en premier. Alors je suis descendu des hauteurs -avec une certaine élégance, faut-il préciser- et je me suis installé. Puis la Vallée de l’Arve m’a fait de l’œil. Comme je suis un animal sociable, curieux j’ai dit oui sans hésiter.
Deux éditions donc, deux territoires, avec des approximations en terme de géographie réelle, je suis assez peu respectueux des frontières administratives
Aujourd’hui je me faufile partout : chez les commerçants, les artisans, les mairies, dans les salles d’attente, les cafés, les boulangeries etc.
Alors non, je n’existe peut-être pas officiellement. Je suis pourtant dans vos mains. Et ça, c’est bien réel. Ah oui important : je compte bien durer longtemps… assez longtemps pour devenir une légende 😉 .